Spectacles de contes

Je vous propose un voyage au cœur de votre imaginaire à travers des histoires éternelles.

Les Spectacles de contes pour adultes et/ou pour enfants constituent une expérience de divertissement unique et original qui vous transporte au cœur de votre imaginaire.

Qu’est-ce que le conte ?

Un conte populaire est une histoire imaginaire qui existe depuis la nuit des temps et qui se transmet par l’oralité (de bouches à oreilles).

Les contes ne sont jamais lues mais toujours contés.

Pour chaque conte, il existe des versions différentes provenant des pays du monde entier. La trame de l’histoire est identique mais les versions en sont multiples.

Ils offrent ainsi un aperçu fascinant de la culture et de l’histoire de différents peuples du monde.

Il peut s’agir de contes merveilleux ou contes de fées, de contes philosophiques ou de sagesse, de contes facétieux ou humoristiques, de contes de randonnées participatifs…

« Au delà du simple spectacle, le conte est une invitation au rêve. »

Pour quel public ?

Pour tout le monde : petits et grands !

Les spectacles de contes sont tout particulièrement indiqués pour des évènements d’entreprises tels que :
les séminaires (contes tout public),
les arbres de noël (contes pour enfants ou tout public).

Ils représentent également une occasion idéale pour les familles de se rassembler et de partager un moment privilégié à l’occasion d’évènements particuliers.

L’univers des contes étant très vaste, je m’adapte à l’âge du public :

  • public exclusivement adultes,
  • tout public (adultes et enfants),
  • public exclusivement enfants (+6 ans / -6 ans).

ainsi qu’aux thèmes que vous souhaitez, par exemple :

  • Contes de noël,
  • Contes du printemps,
  • Contes du monde,
  • Contes de la Lune et du Soleil,
  • Contes gourmands,
  • Contes des amoureux,
  • Contes de métamorphose,
  • Contes sur les éléments (terre, eau, air, feu)…

Ne manquez pas cette occasion de découvrir et de vivre une expérience de conte inoubliable.

Deux nouvelles créations avec Las Chicas :

Des contes bilingues et en musique :
– La faune et la flore latino-américaine,
– L’esprit de Noël : union et partage.

Découvrez un nouveau monde :

« Je vous emmène en voyage à travers les histoires »

#flowcontes

Conte d’Acapito

(ou le rêve du péon)

C’est l’histoire d’une jeune homme, Acapito, qui vit dans un village tout en haut de la montagne en Argentine. Son village est pauvre et sa famille n’a presque plus rien à manger.

Alors Acapito prend la décision de descendre toute la montagne à la recherche d’un autre village qui lui procurera un travail, de l’agent… et donc de quoi nourrir sa famille.

Acapito travaille trois années durant sur les terres d’un riche marchand, dans un village tout en bas de la montagne.

Quand arrive le jour de sa paie, il ne reçoit que 3 pièces – une pour chaque année de labeur – car pendant tout ce temps, il a bénéficié d’un toit au dessus de sa tête ainsi que d’une maigre ration de nourriture.

Loin de se décourager, Acapito qui espérait pourtant pouvoir offrir de nombreux présents à sa famille, se dit qu’il pourra au moins leur ramener de quoi manger pendant quelque temps.

Avec sa première pièce, Acapito achète une rose en sucre pour la jeune fille de son village avec laquelle il a grandi. Il pense à elle chaque jour depuis son arrivée et espère, du plus profond de son cœur, qu’elle ne l’aura pas oublié. 

Puis Acapito reprend la route en direction des siens, ses deux pièces en poche, bien décidé à acheter sur son chemin de quoi nourrir toute sa famille. 

Mais à la sortie d’un village, il découvre un mendiant décharné, assis contre un arbre, la main tendue en quête d’un peu de nourriture.

Alors sans hésiter, Acapito utilise sa deuxième pièce pour acheter une portion de haricots rouges fumants auprès d’un marchand ambulant.

Il la dépose délicatement au creux des mains du mendiant, qui, après quelques bouchées, sort de sa poche une graine couleur d’or, qu’il tend à Acapito :

« Tiens, prends cette graine en guise de remerciements et surtout, garde la précieusement ».

Acapito remercie le mendiant, glisse la graine dans sa poche – contre sa troisième et dernière pièce, et repart vaillamment. 

Cela fait maintenant quelques jours qu’il marche et il n’a presque pas mangé. Epuisé, ses jambes peinent à le porter. 

Arrivé dans un nouveau village, il décide de s’arrêter dans une auberge pour reprendre quelques forces, résigné à utiliser sa dernière pièce pour acheter de quoi souper.

Tout juste installé, il entend un homme raconter à la Chica qui travaille dans l’auberge, le rêve qu’il a fait la nuit dernière :

« C’était un rêve extraordinaire ! J’étais dans une forêt magnifique ; il faisait bon : l’air était doux, ça sentait le printemps… Et il suffisait de toucher n’importe quelle branche de n’importe quel arbre pour se sentir rassasié, apaisé, heureux… Et ce n’est pas tout : cette forêt, tout le monde pouvait y aller !« 

En entendant ce rêve, Acapito ne pense plus ni à sa faim ni à sa fatigue ; un profond sentiment de plénitude l’envahit. 

Alors Acapito demande à l’homme s’il peut acheter son rêve ; ce dernier refuse, étonné : « Un rêve, ça ne s’achète pas ! » Mais devant l’insistance d’Acapito, il finit par accepter.

Acapito lui tend alors sa dernière pièce et quitte l’auberge, le sourire aux lèvres.

La Chica qui n’a rien perdu de leur échange hèle Acapito au loin. Arrivée à sa hauteur, elle lui tend des galettes de maïs emballées dans du papier :

« J’ai vu ce que vous avez fait ; vous avez acheté le rêve du Monsieur. Qu’allez-vous en faire ? Où allez-vous ? »

Alors Acapito lui raconte son périple, les trois années de labeur et son imminent retour dans son village tout en haut de la montagne, avec ce merveilleux rêve qu’il pourra leur partager.

La Chica hésite puis lui demande s’il peut s’arrêter dans le village de sa famille, un peu plus haut, pour leur raconter ce rêve qui rend heureux tous ceux qui l’écoutent.

Acapito accepte. Le lendemain, il leur raconte son rêve. La famille de la Chica en est subjuguée. Pourrait-il se rendre au village voisin pour raconter son rêve à nouveau ? Ses habitants en auraient bien besoin… 

Et c’est comme cela qu’Acapito va de village en village raconter ce rêve. Partout où il passe, on le loge, on le nourrit et on le remercie, encore et encore. 

Puis, un jour, enfin, il arrive dans son propre village.

Acapito n’a pas fait quelques mètres qu’une jeune femme le voit, le reconnaît et lui saute au cou : la fille de sa voisine, celle avec laquelle il a grandi et qu’il a toujours aimé en secret.

Il lui offre sa rose en sucre – elle n’en avait jamais vu de pareille ! – et ils regagnent ensemble, main dans la main, la place du village.

Acapito retrouve sa famille et leur raconte immédiatement son rêve.

Et comme à chaque fois, ceux qui l’écoutent ont le cœur rempli de joie. 

« Il faut que tu le racontes à tout le village !« 

Alors Acapito raconte… Dans l’assemblée, un villageois l’interroge :

 » Eh bien, Acapito, n’as-tu pas une graine qui te permettrait de faire pousser une telle forêt ? » 

Acapito réfléchit, fouille sa poche et en ressort la graine couleur d’or que lui avait offert le mendiant. 

Et on dit… qu’avec cette graine, Acapito a fait pousser un arbre, puis deux, puis cent, puis une forêt entière ! On dit aussi qu’il suffit de toucher n’importe quelle branche de n’importe quel arbre de cette forêt pour se sentir rassasié, apaisé, heureux…

Ma version du conte : « Le rêve du péon » dans Le chanteur de tapis et nouveaux contes de métiers, Luda.

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